Michel Moglia

Michel Moglia

Né en 1945.
Études littéraires (Paris IV Sorbonne).
Moniteur de plongée .
Professeur en lettres modernes.
Séjour au Niger, au titre de la coopération.
Reporter photographe (Afrique de l’Ouest, Sahara)
Mécanicien diéséliste bateaux
Recherches céramique en autodidacte.
Ex contributeur à la Revue de la Céramique et du verre

Utilise le feu comme élément de recherche pour ses créations, en relation avec la terre, le métal, etc…

1987 Première cuisson céramique en mer, sous voile.
1987 Chargé de cours en cuissons rapides aux Beaux Arts de Mâcon. 1988 Prix Emilie Romagne au 45 ème concours international de céramique de Faenza 1988 Achat du Fond National d’Art Contemporain, Paris : Bouclier céramique 1989 Bourse d’études de la Délégation des Arts Plastiques: Feu visuel et sonore…
A partir de 1990, se consacre à une double recherche visuelle et sonore liée à l’usage du feu et de son énergie. : www.orgue-a-feu.com.

Tableaux et sculptures

« Michel MOGLIA s’est inventé une technologie au service de son objectif. Le souffle du feu et de l’air est l’outil et le sujet de son œuvre . Il en a pris POSSESSION : il faut entendre ce mot dans toutes ses significations matérielles et spirituelles ; l’artiste y engage tout son être pour produire des objets et des sons.
Sur quels matériaux entraîne-t-il l’énergie du feu et de l’air et la sienne propre ? Sur la terre liées à l’eau, le matériau naturel et ancestral qu’il soutient par des structures métalliques : que de symboles !
Sa création ne se limite pas à l’objet fini. Le « Produit plastique », l’œuvre, existe préalablement dans l’acte créatif : la cuisson, véritable spectacle qui, de plus s’accompagne désormais de chants thermiques.
Il s’est libéré des contraintes du FOUR comme les artistes de SUPPORT-SURFACE se sont libérés du Cadre de la Toile ; mais il refuse leur matérialisme et réintroduit la dimension sacrée.
Enfin, sa création connaît une troisième phase depuis l’invention de l’ORGUE A FEU en 1986. Il n’est plus question de céramique dans ses constructions monumentales de métal et de verre : seul le souffle du feu qui fait vibrer l’air, dirigé par le maître, engendre la lumière aux multiples couleurs, et les sons, en des trajectoires qui s’entrelacent dans un environnement parfois formé de boucliers dressés. L’artiste est redevenu chaman. Les hommes spectateurs subissent alors un envoûtement qui les unit, leur permet d’échapper, le temps du spectacle, à la banalité du quotidien « civilisé » : ressurgissent alors les pouvoirs de perception des forces naturelles ou surnaturelles qui ébranlèrent le chaos primordial, donnèrent naissance au monde, et gèrent son avenir.
L’art de Michel MOGLIA nous met en face de la dimension scientifique et sacrée de notre condition humaine. »

Mireille BAZIN Historienne d’Art


Prix Emilie Romagne au 45 ème concours International de Faenza.